La musique d’Entre deux mondes

Écrire en musique, c’est écrire deux fois. Une fois avec les mots, une fois avec ce que la musique installe dans le corps avant même que la phrase existe. Certains morceaux ont accompagné l’écriture comme une seconde respiration. D’autres sont devenus des personnages à part entière.

Björk pour Yena. All is Full of Love. Hyperballad. Joga. Björk transcende l’humain sans le nier. Elle est quelque chose d’autre — ni froide ni artificielle, juste ailleurs. C’est exactement là où vit Yena.

Rammstein pour Freya. Deutschland. Mein Teil. Le métal industriel, la puissance mécanique, quelque chose qui avance sans s’excuser. Freya n’est pas un monstre — elle est une conviction. Rammstein a cette qualité : on ne sait pas toujours si c’est beau ou terrifiant. Les deux, souvent.

Billie Eilish pour Elya. Plus souterrain, plus fragile en surface. Bad Guy. Ocean Eyes. Elya cache ce qu’elle est derrière ce qu’elle montre. Billie Eilish fait pareil.

Le reste — Einaudi, Max Richter, Sigur Rós, Wagner, Mozart — c’est l’atmosphère. Le liant. Les paysages norvégiens, la tension qui monte, les silences entre les scènes.

La Book OST

Après avoir terminé l’écriture, une question s’est posée naturellement : et si l’univers avait sa propre musique ?

J’ai composé treize morceaux originaux avec Suno — un outil de composition assistée par IA, ce qui, pour un roman qui parle justement de ça, avait une cohérence évidente. Pas pour copier ce que j’avais écouté. Pour trouver ce que ces personnages sonneraient s’ils étaient de la musique.

Simul’âme. Yena’s Sanctuary. Freya’s Rising. Walkyries of Freia.

La Book OST est disponible sur Spotify, Apple Music, Deezer et toutes les plateformes.

Entre deux mondes : Origines — 30 juin. Entre deux mondes : Évolution — 30 juillet.


M.W. Ashmore

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